Poème d'amour rifain

ⵜⴰⵙⵡⴰⵜⵀ ⵉⵏⴰⵎ ⴳⵓⵉ ⴷⵉⵙⵉⵜⵀ

ⵏⴰⵜⴰⵜⵀ ⴷⵉⵣⵔⴰⵏ ⵉⵏo ⵉⵙⴱ7ⴰⵏ

ⵎⴰⵙⵀⴰ, ⴼⵙoⵙ 9ⴰⴷⴰⴳⵀⵢⴰ ⵜⵡⴰⴷⴰ

ⵜⴰⵏⵏⵉ ⵜⴰⵎⴰⴳⴰⵡⵜⵉⵏo “ⵜⴰⴽⵀⵙⴰⴽⵀⵙⵀⴰⵎ”!

Traduit en tarifit (rifain) par Imad Attahiri
Poème d'amour rifain

Romanisation

Taswath inam gui disith

Natath dizran ino isb7an

Masha, fsos 9adaghya twada

Tanni tamagawtino “takhsakhsham”!

Recueil de poésie "La Glace"
Version originale
Poème la glace

Le rifain

Traduction du poème en tarifit (rifain, rif berber, ruafa, ayt tfarsit, rifia, ayt settut, tirifie, icebdanen, igzennaian, riff, ayt ittef, ayt waryaghar, ayt buyahyi, beni iznassen, beni snassen, igzennayen, ayt urishesh, ayt tamsaman, ayt saaid, rifeño, iqeraayen, rif, tamazight n arrif, rifi, iznasen, tarifiyt, ayt aamart, northern shilha, tarifyt berber, arzeu, iznacen, ayt tuzin, shilha, ayt mezduy, ibeqquyen, tamazight, rifain, rifiya, fifia, autonyme: tarifit, تاريفيت‎ (tarifit), ⵜⴰⵔⵉⴼⵉⵜ‎ (tarifit)).

Le dialecte amazighe des Rifains, les Berbères (Imazighen) habitant le Rif, au Maroc et Algérie valait bien un poème.

Les locuteurs du rifain sont 5 millions, dont 3 au Nord-Est du Maroc, le long de la côte méditerranéenne. On compte d'ailleurs plusieurs dialectes rifain (central, oriental, occidental) parlés par cette ethnie berbère du nord du Maroc.

La pauvreté des montagnes que les Rifains habitent font que bon nombre d'entre-eux émigrent vers l'Europe ou la région d'Oran en Algérie.

Alphabets libyques

Pour un peu d'histoire: On trouve des alphabets libyques (libycoberbère) dans toute l'Afrique du nord, notamment à Thugga (Dougga, Tunisie), le plus ancien texte daté remontant à -138, mais cette écriture étant vraisemblablement employée depuis plus de 25 siècles. Ces alphabets, oriental et occidental, étaient vraisemblablement ceux des royaumes Massyles et Masaesyles.

Cette écriture très géométrique qui aujourd'hui s'appelle tifinagh, était sûrement réservée à des usages limités. Au Moyen-Âge, certains textes berbères seront en caractères arabes, plus récemment on en trouve certains en caractères latins. Si les Kabyles utilisent souvent les lettres latines, au Maroc en tous cas l'Institut royal de la culture amazighe préconise le tifinagh.

Poème traduit en tarifit (488 langues)