Poème d'amour kanak adjië

Né meï rö gra-yi

Nâ rö ra mwâ yu ka ë ki tö nê-e

Wa a béré wè nâ vii

Wè nâ pè tökoa ki riè xiniâ : nâ eu kit ö néi

Traduit en kanak ajië par Meboede Yasmynaa
Poème d'amour kanak adjië

Recueil de poésie "La Glace"
Version originale
Poème la glace

L'ajië langue d'Houailou

L'ajië (adjié, wai, houailou, wailu, anjie, a'jie, autonyme : waawilûû), est une des langues kanak importantes puisqu'il est langue régionale et compte 5 500 locuteurs. C'est une langue du sous-groupe océanien de la famille des langues austronésiennes, que l'on enseigne et que l'on peut prendre au baccalauréat.

La zone qui regroupe les locuteurs de l'ajië, comprend les régions d'Houailou (côte est de la Grande Terre), de Bourail et Moindou (côte ouest), ainsi que des zones du côté de Poya.

Le morcellement linguistique en Nouvelle-Calédonie, est largement conséquent au fonctionnement d'une société kanak partagée entre des groupes exogames et virilocaux.

Les hommes trouvaient leurs épouses dans les groupes voisins, et les enfants qui naissaient se voyaient transmettre les deux langues. Grace à ce bilinguisme, une langue véhiculaire revêtait peu d'intérêt, et ce système était inhérent à la sociologie Canaque.

L’ajië, comme le drehu, a fait partie des langues choisies par les missionnaires anglo-saxons (protestants), qui s'implanteront sur la Grande Terre, l’île des Pins, puis les îles Loyauté.

L'objectif de ces missionnaires était double : tout d'abord bien-sûr, il s'agissait d'évangéliser les populations, mais aussi de les éduquer, pour qu'elle puissent lire l'évangile.

Dans certains endroits, ils obtinrent de telles réussites, que nombre d'autochtones savaient lire et écrire dans leur propre langue.

En 1853, quand la France, deviendra la puissance colonisatrice de la Nouvelle-Calédonie, les Français verront dans les succès de ces missionnaires, un vrai risque de perte de contrôle.

Aussi, dans l'objectif d'asseoir son pouvoir, la France fera tout pour imposer aux missionnaires, le français dans leurs écoles, et interdire les langues indigènes (1863 et réaffirmé pour partie en 1905).

Petite berceuse en langue ajië : Na êrê na pâni méyë Yè pârâ ölè méyë yari : "mi na, mi na, wathöru puyi". Céré acëi na pârâ ölè Wè céré da dö bara auu "puyi, puyi, wathöru köwi". (Edna Wema).
Maman poule dit à ses poussins "Venez, venez, prenez garde au chat". Les poussins répondent Car ils n'ont pas peur "Chat, chat, fais attention à tes mains". Collecté par Stéphanie Geneix-Rabault (ALK, 2009).

Les figures stylisées et elle

Les figures d'ancêtres sont partout présentes en Nouvelle-Calédonie, sculptées sur les chambranles et le linteau des portes, comme par exemple, sur les poteaux de soutènement et les poutres des grandes cases de chefferie.

Ces figures stylisées, et les ornements géométriques qui les complètent, sont traités en bas relief dans le sud et le centre de l'île, en ronde bosse dans le nord.

Dans le nord également sont construits de grands masques en haut relief et richement colorés, qui personnifient des êtres mythologiques.

Ce Petit poème d'amour kanak ajië, est une traduction amoureuse, du miroir du soleil. C'est sur l'océan, miroir des étendues de sables d'or sous marin, qu'il se reflète.

Au soleil de l'océan, sur les étendues de sables d'or de la Nouvelle-Calédonie, flotte son image.

Langues voisines
Poème drehu - Poème paici
Poème traduit en ajie (488 langues)