Poème d'amour ourdou

آئینہ

آٔینے میں تمہاری شبیہ ہے

جو میری خوبصورت نظم ہے

مگر یہ فوراٌ اوجھل ہو جاتی ہے

جب میں کہتا ہوں مجھے تم سے محبت ہے

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Traduit en urdu par Saad & Quais

Lecture audio Muhammad Tehseen Sarwar

Romanisation du poème

Lane mein tumhari Shabeeh hai

Jo meri khobsorat nazam hai

Magar yeh foran oojhal ho jati hai

Jab mein kehta hon mujhe tum se mohabbat hai

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آٔینے میں تمہاری شبیہ ہے  جو میری خوبصورت نظم ہے  مگر یہ فوراٌ اوجھل ہو جاتی ہے  جب میں کہتا ہوں مجھے تم سے محبت ہےRetourner
Version originale
Poème la glace

Femme Pakistanaise & ta langue

Poème urdu (ourdou), traduit pour plusieurs millions de femmes, qui tous les jours, marquent les miroirs, de toute la grace de leur beauté. Laquelle préférez-vous? Je ne peux en choisir aucune, car toutes se distinguent et méritent d'être l'élue. Leur amour, des mots et de la poésie, quand elle la lise en ourdou (محبت نظم), leur jolie langue, saura toucher leurs coeurs. Elles sauront mettre bien au chaud dans un petit recoin, l'imaginaire qu'un reflet leur inspire... Ce sera notre secret!

L'ourdou est une langue du groupe hindoustani parlée par 165 millions de personnes, c'est la langue officielle du Pakistan. L'ourdou et le hindi sont en fait la même langue qui s'est divisée en deux en 1947. L'une est au Pakistan écrite avec un alphabet arabe l'autre en Inde en devanagari. Depuis leur séparation, les deux langues commencent à diverger.

L'Ourdou est également parlé au Bengladesh, et dans bon nombre de pays où l'on trouve des réfugiés Pakistanais (USA, Angleterre, Allemagne, Suède etc..). Ourdou, Hindi et dans un sens plus large, l'Hindoustani, partagent un système grammatical commun. On peut aussi voir l'ourdou comme une langue pluricentrique, composée de différentes formes linguistiques.

L'urdu a été utilisée progressivement partout où s'établirent les armées mogholes, et s'est développée au Deccan en tant que langue littéraire. A l'origine l'ourdou (langue des camps), est une variété d'hindi, parlée autour de Delhi. Au 16eme siècle avec la domination arabe, des mots, perses, arabes et turcs, entre dans la langue via les camps militaires.

Si la langue, s'est développée sur une période d'un millénaire, c'est donc, après l'invasion musulmane qu'il émmerge, sur la base des dialectes parlés dans la région de Delhi (Braj Bhasha, Haryanvi, Panjabi etc). Au départ, l'ourdou s'appellera Hindwi, Dehalvi, Hindoustani etc. Connue sous le nom de Dakhini, il deviendra une langue littéraire fleurissante, dans les royaumes de Golkunda et Bijapur.

Durant la période Moghole, le Perse restera la langue des élites, et la langue officielle, à la cour. Mais, petit à petit, il y aura, même chez les empereurs Moghols, la tentation de l'hindoustani... certains écriront même quelques vers dans cette langue.

Ourdou et hindi, partagent la même grammaire, les mêmes mots, venant du sanskrit, du perse et de l'arabe. Excepté, quelques différences mineures, de syntaxe, et de phonologie, leur vraie différence est leur système d'écriture.

Comme c'est le cas pour de nombreuses langues, il faut noter le parallélisme qui existe, entre développement de la littérature, et celui de la langue. L'ourdou en est un exemple, il marque aussi, l'intéraction, de deux mondes, de deux cultures, indienne et musulmane.

Littérature ourdou

On commence à trouver, entre 1200 et 1300, une toute première littérature. Citons par exemple Amir Khusro, Nanak, Kabir, Baba Farid, et d'autres poètes. La poésie médiévale, montre une profonde influence Perse. Par la suite, elle alternera dans les ghazals, toutes sortes de thèmes, érotiques, métaphysiques, philosophiques, politiques etc. On y retrouvera aussi l'écriture de légendes.

Un style nouveau apparait avec l'oeuvre de poètes qui imitent des oeuvres en persan avec une grande créativité poétique. La poésie urdu est donc née dans le Deccan à Bijapur et Golconde, Wali sera le maitre du rhazal.

A la fin du 17eme, Wali, introduit des mots perses dans ses poèmes. Une grande école de poésie verra le jour autour de lui. C'est à la fin du 18eme, début du 19eme, que la forme moderne de la langue apparaît. La littérature est écrite avec le script arabo-persique, qui devient un symbole d'identité culturelle. Wali et les autres poètes, l'adoptent.

Courant 18eme Khan Arzu, Shah Hatim, et Mazhar Janejanan, incoporent des mots perses et arabes, essayant d'épurer la langues de mots indigènes. Cette persianisation, devient même le symbole d'une école de poésie. Mazhar, Sauda, Mir et Dar seront les 4 principaux poètes du 18eme.

La prose, avec des styles différents, montrera la voie qui fera, d'Hindi et d'Ourdou, deux variétés distinctes. Pour la prose, citons: "Bagh o Bahar" de Mir Amman, et "Khirad Afroz" de Hafizuddin Ahmed. Par la suite, se développeront toutes sortes de littératures: romans, nouvelles, drames, et bien sûr poésie.

Lécole de Delhi connait son apogée au 19eme avec Zauq, Zafar et Ghalib généralement considéré comme le plus grand poète de langue urdu. La poésie sera fleurissante, citons: Hali, Akbar, Allahabadi, et beaucoup d'autres (Muhammad Hussain Azad), La littérature, s'enrichira de traductions d'oeuvres anglaises.

Le 20eme est dominé par le poète pakistanais Mohammad Iqbal; Tasadduq Hussain Halid et Mohammad Din Taseer eux rejettent le rhazal, au profit du vers libre. Si les poètes pakistanais N. M. Rasheed et Meeraji réussissent la syntèse, entres influences européennes et indiennes, il ne faut pas oublier Sufi Ghulam Mustafa Tabassum, Ihsan Danish, Yusuf Kamran et surtout Faiz Ahmad Faiz, un poète engagé et maitre du rhazal. Pour cette littérature moderne, les romanciers sont: Rajendra Singh Bedi, Manto, Krishan Chander, Ismat Chugtai et leurs écrits sociétaux; Quarratul ain Haider, Ismat Chugtai, eux, mettront le focus sur les femmes. Quant à Salahuddin Pervez, il montre la synthèse, des deux cultures, arabe et indienne. Yusuf Zafar, lui, est la figure dominante de la poésie moderne.

Langue jumelle
Hindi - Sanskrit - Haryanvi - Bundeli
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