Poème d'amour ayoreo

Ajecaani

Boé iji ajecaani

Yuú ueanejápisode u

Mu aguito, a chioejne

¡E amii u "ñijoa ua"!

Traduit en ayoreo guidaigosode par Profesor Daniel Picanerai
(Pueblo Ayoreo Guidaigosode de Paraguay)
Poème d'amour ayoreo

Recueil de poésie "La Glace"
Version originale
Poème la glace

Langue ayoreo

L'ayoreo (guidaigosode, moro, morotoco, garaygosode, ayoré, guarañoca, totobiegosode, yanaigua, koroino, coroino, poturero, pyeta yovai, pyta jovai, samococio, takrat), est une langue indigène, zamucoane du Paraguay et de Bolivie, que parle 3 000 personnes.

Cette traduction vient de la région de Gran Chaco, entre le nord du Paraguay et le sud de la Bolivie, ici au Paraguay. En Bolivie, l'ayoreo fait partie des langues indigènes reconnues.

L'autre langue zamucoane est celle du sud, le chamacoco (Ɨshɨro Ahwoso), une langue menacée. Aujourd'hui ces deux langues zamucoanes ne partagent pas plus d'⅓ de vocabulaire en commun.

Chez les Ayoreos, historiquement animistes, même dans la langue apparaissent des tabous, des mots interdits dans certaines situations et à certains moments de l'année. Ce sont souvent des noms d'animaux qui font références à des mythes très ancrés.

Même si au sein des communautés ayoreo, on parle presque essentiellement cette langue, vu sont faible nombre de locuteurs, l'ayoreo est en danger d'extinction; de plus, les enfants commencent à recevoir une éducation en espagnol et deviennent bilingues; alors que deviendra la langue de leurs parents?

Les Ayoreos

Les Ayoreos (Guidaigosode, Moro, Morotoco), divisés en plusieurs groupes, vivent dans un milieux très rural (citrouilles, haricots, melons) et dans la forêt amazonienne (cochons sauvages, tortues, miel sauvage). Ayoreos signifie "Êtres humains"!

Les différents groupes, une bonne cinquantaine, placés chacun sous l'autorité d'un chef, avaient tous un territoire (Eami) forestier, puisque forêt amazonienne, sur lequel ils se déplaçaient en permanence.

Pour eux territoire et peuple ne faisait qu'un, ils communiquaient avec ce terrain de chasse dont ils connaissaient les moindre recoins... mais leurs terres ont été colonisées ou transformées en parcs nationaux, aussi, pour eux le Paraguay en les déracinant, nie leur identité en effaçant d'une certaine façon leur histoire et tous ces lieux qui faisaient fusion avec leurs ancêtres. Tous ensemble, tous ces groupes occupaient un grand territoire, tout le nord du Gran Chaco.

Cette vie en groupes qui pouvaient se diviser se réunir, qui évoluaient en permanence, en se brassant en fonction des hasards et des circonstances, était bien évidemment pleine de conséquences sur leur identité et leur ordre social.

Les premiers contacts, l'ont été avec des missionnaires jésuites au XVIIIe siècle, et actuellement on compte encore quelques groupes, restant isolés, avec lesquels il n'y a pas de contact (Ayoreo-Totobiegosode).

Il faut noter que l'accélération de ces changements n'est pas si ancienne, puisqu'elle date des années 50, avec une nouvelle fois, l'arrivée de missionnaires venus les convertir.

Aujourd'hui, ils sont encore souvent chasseurs cueilleurs avec tout ce que cela implique (chamanisme etc.). Les Guidaigosodes sont l'un des groupes, ils vivent dans des villages.

Poème traduit en guidaigosode (488 langues)