Poème d'amour quechua

Rirpu

Lirp'uypin uyachaykiqa

Lluy yalliparih harawiy.

Chaypas ch'usahyarunmanmi.

Waylluyniymanyá phawamuy

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Traduit en quetchua par D Túpac Yupanqui
Lirp'uypin uyachaykiqa Lluy yalliparih harawiy. Chaypas ch'usahyarunmanmi. Waylluyniymanyá phawamuyRetourner
Version originale
Poème la glace

Incas, quechua & littérature

Poème d'amour quetchua (quechua, quichua, kichua), un "arawi", miroir poétique d'une indienne Inca des hauts plateaux des Andes. Quelques vers en quechua, pour une langue officielle au Pérou qui compte 8 millions de locuteurs.

Le Quechua (quichua, runa simi) est une langue comprenant un ensemble de dialectes parlés dans les Andes au: Pérou, Equateur, Colombie, Bolivie et Argentine. Les linguistes d'après l'étude de la langue, pensent que le quechua, dans le courant du 1er millénaire était parlé dans la partie centrale du Pérou, côte et montagnes. Son expansion au nord et au sud à du se faire avec l'empire inca, qui l'adopta comme langue de son administration.

Le quetchua était l'une des deux langues des Incas, l'autre étant l'aymara. Il est aujourd'hui parlé dans d'autres pays que le Pérou, Colombie, Equateur, Bolivie, Argentine et Chili. C'est la langue indienne d'amérique du sud la plus parlée. La plus part des locuteurs sont au Pérou (4 million), en Bolivie (2 million), et en Equateur (750,000). C'est un membre de la famille des langues Andines.

Il y a actuellement d'avantage de locuteurs pour le Quechua, qu'à l'époque espagnole, et le nombre est encore grandissant. Bon nombre de ces locuteurs sont encore monolingues.

Malgré toute la richesse de leur culture et de leur technologie, les Incas n'ont jamais développé d'alphabet. Les quelques traces "écrites" des Incas, le sont au moyen de quipu (noeud), un arrangement de cordes de couleurs variées, nouées de différentes façons. Toute la littérature antérieure à la conquête espagnole a été transmise par la tradition orale. Si les Espagnols ont introduit l'alphabet romain, à ce jour l'orthographe n'a pas été normalisée. La grammaire quechua, est cependant jugée extrêmement régulière et cohérente.

Lama, puma, condor, quinine, coca, guano sont des mots d'origine quechua.

Quetchua et Aymara présentent des similarités, mais on ne peut dire si elles sont dues à la proximité géographique de ces deux langues, ou bien si elle avaient une langue mère commune. On divise généralement les dialectes du quechua en deux groupes: ceux du centre du Pérou, et les autres.

Jusqu'au milieu du 15eme, le quechua n'occupait qu'une aire restreinte (sans doute les hauts plateaux de l'Equateur actuel), l'expansion de l'empire Inca le propagea du sud de la Colombie jusqu'au centre du Chili et de la côte Pacifique au bassin amazonien. La domination espagnole étendit encore son domaine, les missionaires en ayant fait la langue de l'évangélisation, si bien que l'on on continua de le parler à travers toute cette zone, et même dans d'autres zones qui n'appartenaient pas à l'empire Inca. Avec les siècles, beaucoup de langues indiennes de cette région on disparues, leurs locuteurs parfois adoptèrent le quechua, et d'autres fois l'espagnol.

Sur le plan phonétique, le quechua se caractérise par la simplicité de son système vocalique en opposition avec la complexité de son système consonantique. Occlusives et affriquées se rencontrent sous 3 formes (ordinaire, glottalisée, aspirée). La grammaire fait un large usage des suffixes pour indiquer les modalités et fonctions; la racine verbale est allongée de suffixes qui peuvent se combiner, caractérisant les modalités du procès et la participation du sujet à l'action.

On connaît moins bien la littérature quechua que celle des Mayas ou des Aztèques, puisqu'elle était exclusivement orale, et qu'après la conquête espagnole, la culture Inca sera réprimée. Quelques chroniqueurs espagnols nous renseignent sur cette production littéraire: Ce sont Cieza de Leon qui dans "Del senorio de los Incas", nous donne quelques clefs sur la poésie et sa thématique; Cristobal de Molina, lui, retranscrit certains hymnes (Relacion de las fabulas y ritos de los Incas en tiempo de su infelidad). Il semble que la littérature préhispanique étaient intimement liée à la liturgie, et la la transmition des légendes, et traditions, dont la fonction était publique et rituelle. On trouve néanmoins des créations populaires plus profanes. L'arawiscus est à la fois poète et musicien, l'amautas lui est philosophe et historien, tous deux sont les créateurs de cette littérature.

La première grammaire date du milieu du 16eme s (Domingo de Santo).

Le début du 18eme sera dynamique en terme de littérature et culture quechua. Ce n'est que très récemment, il y a moins de 50 ans que le Pérou le reconnaîtra comme deuxième langue officielle.

"Ollantay", un drame sur la vie à la cour Inca, est sûrement l'oeuvre la plus connue de la littérature Quechua. Ce drame qui comporte plus de 2000 vers, et raconte une passion amoureuse contrariée par la raison d'état, a été composé par un auteur inconnu vers 1470. Au 16eme s, on trouve "El pobre mas rico", et au 17eme s, un drame religieux "Usca Paukar". La poésie prenait différentes formes parmi lesquelles "le jailli" (un hymne qui pouvait être sacré ou profane)... conf: Cristobal de Molina qui en a recueilli consacrés au dieu Viracocha. L'arawi, poème lyrique, est surtout consacré au désespoir amoureux. De toutes cette littérature, il faut aussi mentionner les contes et les mythes véhiculés durant des centaines d'années par la tradition orale.

Les civilisations précolombiennes ont marqué l'histoire du Pérou et les noms de Cuzco et Machu Picchu, rappellent les trésors de l'empire Inca. Le Quechua en constitue un vestige et la richesse d'un peuple aux traditions millénaires.

Les Incas

Dans la mythologie Inca, au début il y a 4 frères: Manco, Cachi, Uchu et Auca, chacun avec son épouse. Ils sortir de 4 cavernes à Pacari-Tampu. Des 4, Cachi était le plus fort. Les 3 autres décidèrent de se débarrasser de lui, et l'enfermèrent dans une grotte. Il se transformera en Condor. Manco, du coté de Cuzco, sondra le sol avec une barre d'or, pour créer à cet endroit le berceau de l'empire Inca. Manco dans la mythologie Inca, recoit le titre d'inti (soleil) et le nom de Capac (le plus fort), sa compagne s'appelle Mamma Ocllo. Il est considéré comme le premier des 12 souveranis de la dynastie, et l'histoire ou la mythologie le place au 12eme s..

La société Inca avait comme centre névralgique Cuzco, et un empire (Tahuantinsuyu) divisé en 4 parties (chinchasuyu, cutinsuyu, collasuyu, antisuyu), chaque partie étant gouvernée par un gouverneur (Apu). A sa tête L'empereur (l'Inca (fils du soleil), Sapa Inca (le seul Inca)), épousait sa soeur (la Coya), leur fils héritier (l'Auqui). Au dessous d'eux l'on trouvait la noblesse. une noblesse de sang issue des Panacas (descendants de familles Incas).

Quand l'Inca mourait, il désignait l'un de ses fils ou quelqu'un de méritant pour lui succéder. Il désignait aussi un autre de ses fils, pour veiller sur sa descendance qui de sang Inca ferait partie de la noblesse. Au dessous, la société est organisée en communautés-villages (Ayllus) dirigés par un chef fondateur (le curaca), dans lesquels on trouve les paysans (hatun ruwa), des groupes déplacés (mitimaes (de ce mot vient micmac) pour coloniser des territoires (les ethnies sont si diverses qu'on déplace des populations pour les intégrer et qu'elles deviennent Incas), des serviteurs (yanaconas) transmettant leur condition à leurs enfants, de très jeunes filles (aqlla) choisies et enfermées dans des couvents, et les prisonniers de guerre (pinas) enfermés dans des bagnes.

D'un point de vue économique, les richesses sont divisées en trois, une partie pour le clergé, une pour l'inca qui s'en sert aussi comme stock qu'il redistribuera en cas de disette, et le reste pour les ayllus. La force de travail des paysans est comptabilisé par des comptables de l'état (quipu-camayoc). La société Inca qui à son apogée représente un énome territoire, est donc hiérarchisée et organisée au mieux, pouvoir politique hiérarchisé, langue commune runa-simi (quechua), culte du soleil (bien que les Incas restent tolérant envers les croyances des peuples soumis), Les nobles et les prêtres sont dispensés d'impôts, artisans, artistes, architectes forment un caste particulière attachée à l'empereur. A la différence des Aztèques, les Incas utilisent les métaux, leurs masques recouverts d'or font un bouche à oreille, qui va jusqu'en Amérique Centrale, et parviendra jusqu'à celles des Espagnols et créera le mythe de l'eldorado.

Dans l'empire Inca on pratique une culture sur des terrains alternant parcelles cultivées et canaux d'irrigation (waru waru). Un système postal est mis en place avec des messagers (chasquis), qui portent sur une trentaine de kilomètres les messages jusqu'à un dépôt (tambo (on y trouve vêtements, nourriture, hébergement)), entretenu par les villageois, où un autre messager prend le relais.

A son apogée au 15eme s, l'empire Inca s'étendait depuis le sud de la Colombie jusqu'au rio Maule au Chili, à l'est la forêt amazonienne étant la frontière.

Avec la cordillère des Andes, le Pérou bénéficie d'une diversité de paysages et de climats hors du commun. Le lac Titicaca est bien sur une autre des richesses de ce pays.

Langue des Incas
Poème aymara
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