Poème d'amour caribe noir

Isubusei

Biyawa tidan isubusei

Luwendetima na poema

Oufudaba, aguruda

Niha lagumuhoun "suamein"!

Traduit en garífuna par Ernesto Martinez
Poème d'amour caribe-noir

Recueil de poésie "La Glace"
Version originale
Poème la glace

Langue caribe noir

Je vous présente ici mon petit poème d'amour traduit dans la langue garifuna (cariff, karif, caribe noir, caribe insulaire, kalipona, caribe d'amérique centrale, moreno, garifuna de l'est, caribe, garifuna de l'ouest).

Le caribe noir est parlée sur les côtes du Honduras, Belize, Guatemala, Salvador et Nicaragua par les populations Garifunas. Cette langue maipuran de la famille arawakienne (à base iñeri), marquée par des influences européennes et caribes, compte moins de 200 000 locuteurs.

Il est important de noter que la langue garifuna utilise des mots masculins et féminins. Les mots masculins sont hérités de la langue caribéenne, et les mots féminins sont hérités de la langue arawak.

Le cariff n'est pas enseigné à l'école et reste essentiellement la langue orale que parle la communauté garifuna à la maison et entre-eux. Néanmoins si le garifuna est la langue maternelle des adultes, pour les p^lus jeunes, force est de constater que l'espagnol le devient.

Les Garifunas

Pour un peu d'histoire: Il y a d'abord eu un groupe de guerriers parlant le karìna (langue caribe) qui arrivèrent dans les Petites Antilles, ils tuèrent les Arawaks (très pacifiques) qui s'y trouvaient et prirent leurs femmes.

Entre-eux, s'ils continuent de parler leur langue caribe, leurs femmes parlent l'arawak, et petit à petit c'est la langue parlée par les femmes qui métissée deviendra leur langue.

Autour de 1635 des Africains survivants de naufrages où fuyants des îles des Caraîbes où ils sont réduits en esclavages rejoignent Saint-Vincent, et de ce métissage émerge un peuple et une culture afro-indigène appelé Caribe noir ou Garifuna.

Les Garifunas (Garínagu) sont donc le fruit d'un métissage d'Africains et d'Indiens Arawaks et Caraïbes qui peuplaient les Antilles.

Si leur berceau est d'abord l'île de Saint-Vincent (Yurumein island) entre sainte Lucie et l'île de la Grenade, du fait des conflits avec les Européens qui les déportèrent, ils commencèrent par s'installer sur l'île de Baliceaux puis sur celle de Roatán. De là, beaucoup d'entre-eux s'installèrent sur le littoral du Honduras, puis sur ceux du Belize, Guatemala, Nicaragua et au Salvador.

Autre langue arawak
Wayuu
Poème traduit en garifuna (502 langues)