Poème d'amour kekchi

Li Lem

Laa jalam u sa li lem

A'an lin ch'ina usil uutz'u'jinb'il ru aatin

Ab'anan seeb'a aawib' xb'aanaq na sach

¡a'an li xraqb'al xyeeb'al "naq nakatin ra"!

Traduit en q'eqchi' par Victor Rolando Caz
Poème d'amour kekchi

Recueil de poésie "La Glace"
Version originale
Poème la glace

Langue q'eqchi' et légendes

La traduction de mon poème d'amour en version kekchi (kʼekchiʼ, kekchi', quecchí, quecchi', ketchi', kekchí, cacché, cacche', alta verapaz cobán, ketchí, autonyme : q’eqchi’), ici dans la variante dialectale de la ville de Cobán.

Cette langue amérindienne du centre du Guatemala, est une langue du groupe des langues mayas, proche du quiché.

Elle compte : environ 800 000 locuteurs, sur un territoire comprenant surtout le département de Quiché, mais aussi une partie des départements du Petén, d'Izabal, et de Baja Verapaz, auquel il faut ajouter tous les groupes émigrés au Belize (district de Toledo), au Mexique et au Salvador.

Si aujourd'hui, les Kekchis écrivent leur langue, celle-ci n'a eu pendant très longtemps, que la vocation de l'oralité, et les plus anciens transmettaient aux plus jeunes, leurs histoires, mythes, contes et légendes.

Chez les Kekchis, les plus âgés, ont toujours été les vecteurs de cette histoire. Ils occupent une place très importante, ils sont à respecter, il faut les écouter, et leur demander conseil.

Voici un peu de leur tradition orale: "Tout était recouvert d'eau! Dieu a fait monter cette eau vers le ciel, puis a créé les montagnes, sur lesquelles il à laissé les graines de chaque chose. C'est ainsi que tout a été créé."

C'est ainsi que ces collines qui sont leur habitat, ont tellement d'importance, qu'il est nécessaire que chacun en connaisse les noms. De fait la légende, dit que ces collines sont leurs ancêtres, qu'ils existent encore comme des humains, mais que l'on ne peut les voir. Se détacher du lien avec les collines, serait se détacher des ancêtres et de leur protection.

"Personne ne connaissait le maïs, et puis un jour, les anciens ont observé, que des chats sauvages avaient dans leurs excréments des graines de maïs, et que celles-ci poussaient, quand ce n'était pas sur des rochers qu'il les laissaient. C'est des forêts d'Alta Verapaz que ces chats sauvages rapportaient le maïs."

"La nuit et surtout siffler la nuit est à proscrire car cela revient à appeler les mauvais esprits."

Les Kekchis et leur histoire

Les Kekchis son un groupe ethnique d'origine maya, qui de part leur histoire a été en contact avec beaucoup d'autres peuples de cultures différentes ... leur culture est sûrement ancienne d'au moins 2 500 ans.

Des vingt-quatre peuples autochtones du Guatemala, les Q'eqchí' sont sur le territoire le plus proche du centre de la civilisation maya, Tikal. Avant l'arrivée des Espagnols, ils occupaient les territoires de l'Alta Verapaz et du Baja Verapaz.

Sur ces territoire ont été découvert, des monuments et pyramides en pierre (Chínama, Ku'k'uch à Chinapetén, Chajkar, Chímax), de nombreux objets en jade et des inscriptions en glyphes mayas.

C'est vers 600 avant JC, que les premiers Q'eqchi' s'intalleront sur plusieurs collines entre les fleuves Chixoy et Polochic ... ils fonderont la ville de Chamá, dont l'on retrouve les vestiges archéologiques. Entre 300 à 700 après JC, l'on observe de nouvelles zones cérémonielles disséminées ça et là. Entre 700 à 1200, la culture des Pipils, Toltecs et Chichimecas commence inter-agir avec celle des Kekchis.

Vers 1500, les Q'eqchis vivent en communautés, dans des maisons éloignées, et nomment des Caciques pour les diriger. Le Cacique de Caciques et le Grand Prêtre, sont les numéro un et deux de leur ordre social. Leur organisation est remarquable sur bon nombre de points, qu'ils soient civils ou militaires. Tout est rigoureusement organisé, avec des dirigeants bien choisis par un Conseil suprême, formé par de grands seigneurs (chefs des communautés).

En 1528, les Espagnols alliés à des Tz'utujil du lac Atitlán, capturent le chef des Q'eqchi et des membre de sa communauté pour les réduire en esclavage dans les mines. Certains réussissent à s'enfuir et à regagner leurs montagnes. Les Espagnols finissent par quitter Cobán, soumise aux attaques constantes des Q'eqchis qu'on rejoint les Tz'utujils.

Entre 1530 et 1559, la reddition totale du Kaqchikel aura lieu, une reddition qui se doublera par la venue de missionnaires, qui se donneront pour mission d'évangéliser et donc d'éduquer. Rapidement, ils regrouperont les populations, pour les avoir d'avantage auprès d'eux; ils apprendront leur langue, et frère Domingo Vico rédigera même des ouvrages dans la langue. Ils créeront des écoles, mais qui durant bien longtemps ne dispenseront qu'un enseignement très sommaire.

Famines et épidémies apportées par les conquistadors, décimeront en une quinzaine d'années la moitié de la population, qui en 1574 ne sera plus que de 3 000 personnes. Les difficultés géographiques et climatiques, seront néanmoins une sorte de protection contre un afflux de colons; malgré ces difficultés pour l'agriculture, la région se verra tout de même productrice d'un peu de cacao, canne à sucre, et coton.

Plus tard vers 1880, quand la culture du café remplacera celle de la cochenille, de nombreux Allemands viendront s'installer au Guatemala. Le gouvernement dépossédera de leur terres les Kekchis pour, les leurs donner, et les soumettre comme travailleurs forcés ... c'est ainsi que certains fuiront vers le Belize, ou dans les autres endroits où ils sont actuellement. Beaucoup, se verront encore dépossédé de leur terres du fait de l'extension des plantations.

Le mariage par le vol, s'il n'est pas accepté, peut encore exister, mais en règle général, on procède avec un don, les oncles décidant de l'union.

Aujourd'hui les familles élèvent, quelques animaux domestiques (volailles, porcs etc.), et jardinent souvent juste pour elle-mêmes du maïs et des haricots. Elles subsistent aussi de par le travail du tissage, de la menuiserie, de la maçonnerie et toutes sortes d'artisanat. Les instruments de musique, qu'ils fabriquent, pour les plus connus, sont la harpe, le marimba, et la chirimía.

Les ressources minérales de la région sont les mines de cuivre de Kaqipek, entre Chamelco et Carchá, et les mines de zinc Oxe'k 'à Cahabón et Exmibal à El Estor, et Izabal.

Langues grand quiché
sakapulteko - Quiche - Tzu'tujil - Sipacapa
Poème traduit en kekchi (488 langues)