Poème d'amour puinave

Uyam

Maya uyamjaa ora

Jaji naa papera,

Mawairig jasicum mūynūg,

Ovön jabeyu naa majeuyu mumoyu

Traduction puinave par Luis Cuiche
Poème d'amour puinave

Version originale
Poème la glace

Langue puinave

Le poème d'amour traduit en puinave (autres noms : puinabe, puinare, wanse, guipuinave, guaipunavos, wonsüht, guaipunavi, guaipunabi, waipunavi, autonyme : wãnsöhöt yedöhet, (langue du peuple de l'arbre amer)), qui est une langue amérindienne considérée comme en danger.

On ne compte pas plus de 4.000 Wãnsöhöts à parler le puinabe, au Vénézuéla et en Colombie entre Orénoque et Inírada, Guaviare. Sa classification est incertaine! Le plus souvent les linguistes la considère comme un isolat et pour d'autres elle ferait partie des langues makus.

Wãnsöjöt, pour désigner le peuple signifie ceux du clan de l'arbre amer, mais sert d'avantage pour désigner la langue. Entre eux ils s'appellent plutôt Epinet (le peuple), mais on trouve aussi Puinabe, Guaipuño, Uipi, Epined, Puinavis, Uaipunabis et Guaipunavos.

Au XXe siècle, avec l'arrivée d'autres Indiens, de Créoles, de chercheurs d'or, et de déplacés pour le caoutchouc sur leur territoire, l'espagnol s'est imposé, mais leur territoire à été reconnu comme une réserve.

Le puinave, malgré l'espagnol qui pénètre aussi leur territoire à travers les médias, garde une bonne vitalité. Il reste chez eux, la langue utilisée au quotidien, et en Colombie, le gouvernement commence à mettre en place des actions pour préserver les langues autochtones.

En tous cas lui trouver une filiation est très contestée, et beaucoup s'accordent à le classer comme un isolat.

Les Nsöjöts

Les Wãnsöjöts (Puinaves, Nsöjöts) seraient un groupe indépendant, avec une bribe de filiation Macú, mélangé avec des groupes vivant dans le bassin d'Inírida.

Ils ont vécu des centaines d'années du côté du bassin du fleuve Inírida, dans le département de Guainía, ensuite au XXe siècle, certains se sont déplacés vers le Brazo Amanavén et l'Orénoque.

Aujourd'hui, la plus part des Indiens Puinaves (Guaipunare, Puinabe, Uapi, Wantyinht), vivent dans l'est de la Colombie entre les fleuves Guaviare et Inírida, dans les départements de Guaviare, Vichada, et Guainía.

On les trouve aussi au Vénézuéla, auprès de l'Orénoque ... Le traducteur de mon poème venant de Puerto Ayacucho, État d'Amazonas, Venezuela, j'ai fait pointer la carte sur cet endroit!

Les Nsöjöts sont traditionnellement des semi-sédentaires qui tirent profit de la chasse, de la pêche et des petites parcelles de la forêt amazonienne qu'ils ont défrichées.

Le peuple Puinave, à l'origine semi-nomade, continue à vivre de ses traditions ancestrales (rites, organisation sociale, cosmologie, pratiques médicales, cueillette, culture et pêche), même si le processus d'assimilation culturelle, surtout depuis un siècle, est bien évidemment, très important.

Chez eux les mythes, le chamanisme et leurs traditions empreintes de symbolisme, de fait ont été bien érodés dans la plus part de leurs groupes par les missionnaires. Leur rituel, le Yuruparí, est similaire à celui des Arawaks.

Leurs vingt huit clans qui sont patrilinéaires et exogames, savent nouer des alliances avec les ethnies voisines.

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