Poème d'amour herero

Motjiritarero

Omuzire woje motjiritarero

Omiimbo uandje omuua tjinene

Nu hakahana majezengi inga

Omasenina jandje "ami mbekusuvera"

Traduit en otjiherero par Vivian T
Lecture audio Alfonsia Kaupeua
Poème d'amour herero

Recueil de poésie "La Glace"
Version originale
Poème la glace

Langue otjiherero

Poème d'amour traduit en otjiherero (les autres noms avec ceux des dialectes : herero, ovaherero, otjihakaona, otjikuvare, otjimbanderu, oluthimba, mbandieru, otjitwa, olungambwe, ochiherero, helelo, otjingumbi), une langue de Namibie (Hereroland) mais aussi du Botswana et Angola.

Cette langue bantoue du sud-ouest est parlée par le peuple Héréro, en tout par peut-être 150 000 personnes, principalement en Namibie.

Ces régions où l'on parle herero (le Kaokoland, le Hereroland de l'est et celui de l'ouest, l'Omaruru et la réserve d'Aminuis), plus celles du Bostwana et d'Angola, sont surtout rurales.

L'otjiherero est une langue nationale de Namibie, c'est une langue utilisés dans les écoles, l'administration et les médias.

On pourrait distinguer quatre groupes de Hereros avec quatre dialectes : ceux du centre (Kaokolanders), de l'est (Ovambanderu) et du nord-ouest (Kaokoveld) de la Namibie et ceux du Botswana.

Le dialecte du centre est celui qui s'appelle herero. Si le dialecte de l'est l'Otjimbanderu, était sûrement différent par le passé, avec la normalisation sur le dialecte du centre, et son enseignement dans les écoles et à l'université, il s'en rapproche beaucoup aujourd'hui.

Dans le Kakoland on trouve au moins huit groupe de langue herero : les Herero, les Tjimba-Herero, les Himba, les Ndamuranda, les Hakaona, les Zemba, les Tjimba et les Thwa. Des groupes qu'ont rencontrés les Herero lors de leurs migration, des groupes qui ont d'une certaine manière fusionné avec eux et qui ont adopté leur langue et leur culture.

Les Hereros

Selon les traditions orales, les Ovaherero, des bantous du sud-ouest, auraient migré depuis les grands lacs vers la Namibie, en s'arrêtant Angola, où sont des Tjimba, une centaine d'années.

Ils se révoltèrent en 1896 et en 1904, et furent décimés par les Allemands, ce qui provoqua l'opposition d'Erzberger et la rupture de la coalition gouvernementale. Quelques deux siècles après les Ovambos et les Kavangos, les Hereros firent leur apparition au Sud-Ouest Africain. Venus de la région de Mossamedes en Angola au XVIIIe siècle, ils se heurtèrent aux Ovambos au nord. Devant la résistance farouche des indigènes, ils descendirent plus vers le sud, là où se trouve actuellement leur homeland. Certains atteignirent même le Bechuanaland où ils sont connus sous le nom de Mbanderu.

Les Hereros sont des pasteurs, dont toute la vie est déterminée par la recherche de pâturages, aussi, après être resté dans le Kaokoland, leur vie de nomades, les a déplacé plus vers le sud jusqu'à Omaruru, Otjomuise (Windhoek), et tous les endroits du pays Herero où on les trouve aujourd'hui.

Ce peuple nomade vivant essentiellement d'élevage, ne disposait pas d'une structure politique assortie d'un chef suprême. De nombreux leaders, tenant leurs pouvoirs de la possession du feu sacré et d'imposants troupeaux, rivalisaient entre eux. Peuple guerrier, les Hereros, soumirent les Damas et se heurtèrent victorieusement aux Namas. Ils subirent ensuite l'influence extérieure des missionnaires allemands venus les convertir au christianisme. Un signe persistant de cette empreinte réside dans les vêtements portés par les femmes, calqués sur ceux des épouses des missionnaires.

A la suite des missionnaires, viendra la colonisation allemande. C'est en 1885 que le premier Reichcommissar du Sud Ouest Africain sera nommé; il s'agit du Dr Heinrich Göring, père du futur dignitaire nazi. En 1904, les Hereros dirigés par leur chef Maharero prirent les armes contre leur colonisateur et attaquèrent Okahandja le 11 janvier, massacrant tous les Européens. S'ensuivit la riposte allemande qui les décima. Ces révoltes et pacifications, furent lourdes en vies humaines (12 à 65 000 Hereros, 6 000 Namas, 1 500 Allemands).

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