Poème d'amour yipunu

Dumwènu

Yinzinzi yau mu du muenu

La duimbu duami a du viulile ubuedji

Toumbe lenge tsidughe yi tsidui

La nzitu ni u rondi'ami

Traduit en yipunu par murombitsi
Poème d'amour yipunu

Recueil de poésie "La Glace"
Version originale
Poème la glace

Les Punus et le yipunu

Poème d'amour traduit en yipunu (alternatives : yipounou, pouno, punu, yi-punu, pounou, puno, ipounou, ipunu), la langue tonale, bantoïde méridionale que parlent les Punus ou Bapunus en Angola, République du Congo et dans la Nyanga et la Ngounié au sud du Gabon (200 000 personnes).

La tradition donne le Kassaï au sud du Zaïre comme leur berceau originel. C'est de là que le groupe originel aurait migré vers la côte en Angola, pour se heurter aux Portugais qui les renvoyèrent d'où ils venaient et vers le nord. C'est après cet épisode qu'ils s'appelèrent "Punu" = "ceux qui tuent".

Leur langue le yipounou aura été influencée par leurs déplacements et les contacts qui en résultèrent. À l'heure actuelle, les trois langues européennes de la région (français, anglais, portugais) sont les plus impactantes.

Il est aussi important de comprendre qu'au Gabon le français est langue officielle et que la tendance le fait se substituer aux autres langues du pays. Leur nombre est aussi un handicap pour empêcher cette tendance. Heureusement, aujourd'hui certaines d'entre-elles commencent à exister à l'école et dans les médias.

Outre des cueilleurs, chasseurs et pêcheurs, les Punus sont souvent des agriculteurs qui défrichent des parcelles de forêt lors de la saison sèche, pour ensuite cultiver sur brûlis ces parcelles avec les plants récoltés lors du défrichement (ignames).

Comme pour beaucoup d'ethnies africaines, chez les Punus les fêtes sur fond de musique, avec des danseurs masqués sont très importantes. L'art est inhérent à leur culture et s'intègre parfaitement dans leurs traditions qui mettent en avant de nombreux rites.

Aujourd'hui les Punus représentent le ¼ de la population gabonaise et l'urbanisation avec le déplacement des populations vers les villes, leur a fait petit à petit perdre leurs coutumes et leurs rites etc.

La communication en Afrique

La technique essentielle de communication de la civilisation africaine est l'oralité. Les ethnologues comme Levi-Strauss, insistent sur le fait que les sociétés africaines sont fondées sur les relations concrètes entre individus. Une société qui privilégie ce type de rapports est naturellement conduite à mettre l'accent sur la parole et sur la mémoire.

Il existe dans la société africaine des personnes dont la fonction est d'être des dépositaires et des transmetteurs. Ils rappellent les généalogies, magnifient les lignages, conservent l'expérience ancestrale sous forme de proverbes ou d'énigmes. Celui qui dit l'histoire ou la sagesse parle pour son groupe, c'est-à-dire, pour l'instruire, mais aussi en son nom.

La parole proférée engage le groupe. Aussi suppose-t-elle une technique de diction et de mémorisation (un texte rituel doit être récité sans erreurs sous peine de sanction collective), des conditions de lieu et de temps privilégiées (cérémonies, événements qui impliquent la participation du village).

Bantoues
Asu - Bassa - Luganda - Soga - Sena
Poème traduit en yipunu (491 langues)